Compte à rebours :
J-0 0H 0' 0''
A Copenhague, du 7 au 18 décembre prochains, l'ensemble des Etats sont appelés à s'associer autour d'un projet pour le monde, conciliant réduction des émissions de gaz à effet de serre et soutien aux politiques d'adaptation et de développement dans les pays les plus pauvres.
Un tel projet s'articule autour de cinq volets indissociables :
● Une action spécifique en direction des pays les plus vulnérables est indispensable car ceux-ci ne disposent pas de ressources propres et n'ont pas bénéficié des mécanismes de flexibilité mis en place par le protocole de Kyoto. La priorité absolue de l'accord doit donc être un plan « Justice Climat » entièrement financé par la solidarité internationale. Ce plan est intégralement dédié aux pays africains, aux petits Etats insulaires vulnérables des pays en développement.
Le plan « Justice Climat » doit être le bénéficiaire quasi-exclusif du financement public international qui sera mis en place à Copenhague à travers la création d'un fonds « Justice Climat ».
Face à la rupture dans les politiques de développement qu'impose le changement climatique, il faut également une rupture dans les modes de financement. Les programmes de long terme exigent ainsi des financements pérennes et prévisibles. Ceux-ci peuvent provenir d'une contribution automatique des Etats, sur la base d'une clé de répartition fondée sur le PIB et les émissions.
● Le second volet d'un accord à Copenhague concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Si un tel effort doit être partagé par l'ensemble des parties, le niveau et la forme des engagements doit pouvoir varier en fonction des pays :
- les pays industrialisés prennent des objectifs compatibles avec l'objectif d'une réduction de 50 % des émissions à l'horizon 2050 ;
- les pays à croissance économique rapide prennent des objectifs-cibles de réduction de leurs émissions à l'horizon 2020 ;
- les pays en développement, hors pays les plus pauvres, souscrivent des objectifs-cibles de réduction de leur intensité carbone afin d'atteindre un pic de leurs émissions en 2020-2025 ;
- les pays les plus pauvres ne souscrivent aucun objectif au niveau international.
● Le troisième volet de l'accord porte sur les biens essentiels que sont la forêt et la recherche.Dans le domaine de la forêt, une action concertée au plan international doit être mise en place pour lutter contre la déforestation, sans laquelle les politiques de réductions d'émissions seront insuffisantes. Un financement public international spécifique lui est consacré sous forme d'une contribution automatique des Etats ou d'un mécanisme innovant de financement.
● Le succès de l'accord ne peut être garanti que par une nouvelle organisation mondiale de l'environnement qui doit voir le jour dès 2010.
● Enfin, un financement anticipé doit pouvoir être mis en place dès 2010 et jusqu'en 2012, afin d'engager sans tarder les actions indispensables.
Cliquez ici pour prendre connaissance de l'article http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/sommet-de-copenhague-la-semaine-folle-de-deux-elus-provencaux